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Ciné-Fri 2

Black Swan : Un Petit Canard pas si Vilain

9 Mars 2011 , Rédigé par fri91 Publié dans #Excellents - Cultes

Natalie Portman. Twentieth Century Fox France

Pas étonnant une telle conjonctivite à toujours danser face aux miroirs !

C'est l'effervescence au New York City Ballet depuis que la danseuse phare a annoncé qu'elle délaissait les planches. Thomas Leroy souhaite mettre en scène une nouvelle adaptation du Lac des Cygnes et pour cela il cherche la perle rare qui pourra interpréter le rôle principal, à savoir la Reine des Cygnes mais également son ennemi le Cygne Noir. Le choix se porte sur Nina, une jeune fille ultra-protégée par sa mère ancienne danseuse sans succès, qui se jure d'atteindre la perfection pour ne pas décevoir son nouveau mentor. Lorsque Lily fait son apparition dans la troupe, elle le prend comme une menace et décide alors de se donner totalement dans son rôle. Mais elle sombre peu à peu dans la folie, une spirale infernale dont elle seule pourra trouver l'issue à moins qu'il ne soit déjà trop tard...

Darren Aronofsky s'intéresse de près au monde de la danse, et il faut le dire il ne nous montre pas le côté mignonnet de la musique classique. Ici, tout est sombre, d'ailleurs la seule couleur qui se démarque au milieu du noir et blanc est le rouge, mais son utilisation n'est justifiée que par la présence de sang, c'est vous dire si tout ceci est joyeux. L'image est, malgré ce choix, très travaillée et Natalie Portman irradie l'écran que ce soit par son jeu, ou ses prouesses de danseuse (notamment en Cygne Noir à la fin). Comme la bande-annonce le laissait présager, Nina plonge dans la folie, et pour cela le réalisateur use (et abuse?) des jeux de miroirs, où l'on observe à de nombreuses reprises le reflet maléfique, l'image déformée que l'héroïne a d'elle-même. L'ambiance reste donc très glauque, la caméra filme l'actrice de très près contribuant ainsi à nous plonger dans le malaise qui s'installe crescendo : on la voit se débattre contre ses propres démons, on aurait envie de l'aider mais on assiste impuissants à sa destruction mentale. Si Portman n'a pas volé son Oscar, Cassel s'en sort très bien à ses côtés tout comme Mila Kunis. Après concernant l'engouement général, si j'admets que c'est un très bon film, l'originalité vient surtout du choix de traitement de la folie et des recherches dans l'image, mais j'ai quand même eu du mal à me mettre dedans. Je conçois d'ailleurs que le réalisateur ait pu en laisser certains de côté, car à vouloir trop bien faire pour chaque plan (comme son héroïne ?), ça peut en écoeurer plus d'un sur la longueur.

Un dernier point : Si votre petite fillle de 10 ans fait de la danse et que vous vous dites "tiens si ce week-end on allait voir le film sur Le Lac des Cygnes", pour ma part je pense que certaines scènes seront difficilement supportables ou explicables à un enfant de cet âge, mais ça n'engage que moi :)



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lexington law review 24/03/2011 12:09

lexington law reviewBlack Swan deserves to win the Oscars! This film is one of the best for 2011.

2flicsamiami 19/03/2011 08:40

Effectivement, pas un film à ne pas mettre devant tout le monde. Perso, je me suis immergé de suite dans l'univers du film, mais je peux comprendre que l'on adhère pas tout de suite.
En tout cas un film techniquement irréprochable.

Jérémy 13/03/2011 21:39

Tout à fait d'accord, une grosse claque !
(Heureux de te revoir actif sur la blogosphère ;) )

Fri 13/03/2011 15:17

Le problème c'est que la 1ère fois, on comprend pas trop dans quoi on s'embarque, la différence entre ce qui est vrai et ce qui est fantasmé n'est pas toujours perceptible. Mais lorsqu'on le revoit c'est comme un nouveau film, on le voit différemment, du coup j'en ai même changé ma note ;)
Mais ce n'est pas la 1ère fois que Aronofsky prend le risque de diviser l'opinion, j'ai adoré Requiem for a Dream qui reste un film racoleur et incompréhensible pour beaucoup...

Squizzz 11/03/2011 00:03

Je vois qu'on a été marqué par les mêmes choses, mais moi je n'ai pas du tout eu du mal à rentrer dedans (j'ai plongé dans la tête de Nina et dans sa folie, au point que le film a été un put*** d'expérience). Mais c'est sûr qu'Aronofsky peut en laisser quelques uns sur la touche.