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Ciné-Fri 2

Le Labyrinthe

30 Novembre 2014 , Rédigé par fri91 Publié dans #Dans la Moyenne

Le Labyrinthe

- T'as vu, j'ai utilisé 350 000 allumettes pour ma maquette.
- Pas mal, t'as un dîner de prévu mercredi soir ?

Le Labyrinthe

Quand Thomas se réveille dans un ascenseur métallique, il n'a aucun souvenir de comment il en est arrivé là et encore moins d'idées sur ce qu'il va découvrir une fois que les portes vont s'ouvrir. Il est accueilli par un groupe de plusieurs dizaines de jeunes hommes dans ce qui ressemble à un camp de survie fait avec les moyens du bord. Au fond de ce camp, des murs gigantesques se dressent devant lui, et il apprend alors qu'il s'agit d'un labyrinthe dans lequel les garçons essaient désespérément de trouver une sortie. Mais la chose n'est pas aisée car les portes ne s'ouvrent que la journée, les murs à l'intérieur se déplacent chaque jour, et pire encore... ceux qui n'ont pas réussi à revenir avant la tombée de la nuit, n'en sont jamais ressorti vivant !

Surfant sur la vague des sagas romanesques pour adolescents adaptées sur nos écrans, Le Labyrinthe, trilogie initiée en 2009, ne pouvait pas échapper à la règle. Mais comme toutes les modes, on finit par se lasser. En l'occurence, le film n'est pas mauvais en soi et possède même plusieurs qualités à commencer par ses décors et ses effets spéciaux. En effet, le labyrinthe et les monstres qu'il renferme sont bien filmés et le rendu à l'écran est suffisamment flippant pour amener des prises de vues où la tension fonctionne très bien. La scène où les murs se mettent à bouger en pleine journée alors que 2 jeunes sont à l'intérieur était réellement un régal visuel. L'autre bonne chose est que malgré la jeunesse des personnages, on est vraiment dans une histoire à l'ambiance sombre et même glauque quand il s'agit d'essayer de trouver une sortie et le ton s'avère beaucoup plus adulte que ce que j'aurais pensé. Malgré tout cela, le film pèche par l'intérêt de ce qui se passe sur le camp de fortune. A l'inverse de ce qui se passe derrière les murs, tout ce qui comble le scénario donne lieu à des scènes insipides de rivalités pour savoir qui aura la meilleure stratégie à adopter face aux événements, à l'image du personnage caricatural de Will Poulter qui passe son temps à hurler et vouloir aller à l'affrontement dès que quelqu'un se dresse contre lui ou ses idées. Dylan O'Brien de son côté s'en sort plutôt bien dans le rôle principal mais dès que ces deux-là se retrouvent ensemble à l'image on a le sentiment de revoir toujours la même scène. De plus, du côté des dialogues, un petit effort pour les rendre moins stupides auraient sans doute aidé à rendre le tout plus intéressant. Vouloir viser un public jeune, OK, de là à faire parler les personnages comme eux, ça en devient risible. Dernier point, même si c'est peut-être prévu pour la suite, je suis ressorti de la séance en ayant pas compris le but de la mystérieuse organisation à l'origine de tout ça, on reste vraiment sur sa faim.

En résumé : Tout ce qui se passe dans le labyrinthe est vraiment intéressant et a même réussi à me captiver à fond dans certaines scènes nocturnes assez stressantes. En revanche, du côté du camp de survie, c'est l'ennui qui l'emporte et qui crée un réel déséquilibre dans le rythme et le peu d'explications fournies sur le but et l'origine de ce labyrinthe donne une impression d'avoir tourné en rond pour pas grand chose.

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