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Ciné-Fri 2

La Malédiction de Chucky

8 Avril 2014 , Rédigé par fri91 Publié dans #Pas terrible

La Malédiction de Chucky

Je suis enfin de retour sous les feux des projecteurs !

La Malédiction de Chucky

Toute la famille de Nica, une jeune femme handicapée, se réunit pour un enterrement. Ils se retrouvent tous dans une veille bâtisse délabrée afin de régler les derniers problèmes, mais ils ne savent pas encore que leurs malheurs sont loin d'être terminés. La poupée tueuse Chucky leur a été livrée par un expéditeur anonyme et il va leur falloir peu de temps pour se rendre compte que des événements étranges se produisent. L'occasion pour eux de révéler au grand jour un secret bien enfoui, mais le temps presse car leur espérance de vie s'amenuise à chaque minute qui passe...

Don Mancini est LE créateur de Chucky, LE mec qui n'a que cette franchise à son actif, et si dans les 2 derniers opus dont un Fils de Chucky ridicule, il avait livré des films avec pour parti pris un humour à la limite du grotesque, on sent une volonté d'un retour aux sources avec ce nouvel opus sorti directement en DVD chez nous. Je ne peux que reconnaître son envie de redonner ses lettres de noblesses à la poupée machiavélique, mais déjà le lifting et le brushing qu'elle s'est offert lui fait perdre tout son côté angoissant. Même s'il y a une explication à cela dans le film, elle a perdu en charisme et si avant Chucky pouvait se rattraper avec son humour noir, ici ses répliques sont ridicules et ne font même plus sourire. A budget limité, effet spéciaux limités, et cela se ressent dans des meurtres gentillets et pas véritablement impressionnants. On peut reconnaître des efforts dans la réalisation, notamment dans la scène de "la roulette russe" du repas, ou dans certains plans qui arrivent malgré tout à amener une certaine tension, mais cela ne suffit pas à nous combler. Le casting offre le minimum, Fiona Dourif se démène sur son fauteuil roulant et s'en tire bien mieux que tous ses comparses qui malgré un contexte de huis-clos intéressant jouent des rôles qui sont de parfaits stéréotypes du film d'horreur. La fin du film est un ramassis de scènes stupides et se perd dans son scénario jusque là maîtrisé, et histoire de combler les fans nostalgiques, on met une scène post-générique qui fait le lien avec la génèse de la série. C'est bien sympa, mais on en comprend pas l'intérêt !

En résumé : Chucky n'a pas la chance de ses comparses des années 80, Jason ou Leatherface, qui ont eu droit à des reboots pas spécialement réussis mais sortis sur grand écran. Il faut dire que les peurs enfantines qu'elle suscitait à l'époque ne fonctionnent plus et qu'on regarde cet énième opus en espérant un sursaut qui ne viendra jamais.

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