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Ciné-Fri 2
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San Andreas

9 Mai 2016 , Rédigé par fri91 Publié dans #Pas terrible

San Andreas

Nooon ! Que le séisme abîme la voiture mais pas mon brushing à 100 dollars

San Andreas

Après des années entières à craindre que la faille de San Andreas ne finisse par s’ouvrir, il fallait bien que ça arrive. Déclenchant un séisme de magnitude 9 en pleine Californie, les dégâts sont considérables et bien au-delà de toutes les prévisions envisagées par les spécialistes. Pour Ray, secouriste et pilote d’hélicoptère, la priorité n’est pas de secourir les civils mais de traverser tout l’Etat pour aller retrouver sa fille Blake qui est en danger de mort. Cette mission de sauvetage risque de prendre une tournure encore plus dangereuse puisqu’un tsunami sans précédent est à craindre…

Depuis Le Jour d’Après, les majors ont essayé de maintenir un intérêt du public pour le film catastrophe, mais ce genre s’est un peu enlisé avec le 2012 raté ou encore plus récemment le désastreux Pompéï. Alors quand San Andreas a été annoncé, je me suis dit que ça faisait longtemps que je n’avais pas tenté un film comme ça, puis qu’au moins les effets spéciaux et la 3D rendrait peut-être bien sur grand écran. En voilà une bien mauvaise idée ! Je ne m’attendais pas à un scénario très original, mais bon le père, séparé de la mère, qui parcoure la Californie en bravant le danger pour aller sauver sa fille, c’est quand même le minimum syndical surtout quand les personnages sont de vrais têtes à claques. Le père est invincible, la mère super-invincible, la fille est un peu le cerveau de McGyver dans le corps une post-ado énervante avec le charisme d’une huître. Bref, rien de bien consistant à se mettre sous la dent, si ce n’est la scène d’ouverture qui est bien menée et qui se déroule avant les catastrophes en chaîne. Le reste, ce sont des effets spéciaux pas toujours beaux ni crédibles (la course des bateaux contre la vague géante) ou des scènes simplement idiotes (le mini-bateau qui défonce la vitre au quintuple vitrage d’un gratte-ciel). En gros, il n’y a pas grand chose à retenir de ce film je crois. Ah si quand même, l’apparition de Kylie Minogue, qui s’offre un temps de présence de 5 minutes pour finalement avoir une des morts les plus débiles du film, rien que pour ça, je vous promets un éclat de rire. Manquerait plus qu’on ait droit à un gros plan final sur le drapeau américain et… ah ben merde ils l’ont fait ! Pas besoin que je m'étende plus sur ce film, donc dernière chose, si vous arrivez jusqu’au générique de fin, écoutez la chanson interprétée par SIA, elle vaut le coup, c’est toujours ça.

En résumé : Pour maintenir un intérêt du public au film catastrophe, il faudrait vraiment que les producteurs comprennent que voir une famille bien sous tous rapports se réconcilier au beau milieu d’une catastrophe naturelle devient franchement fatigant. Un peu d’audace, moins de happy end, et moins de scènes de destruction mais de meilleure qualité feraient du bien !

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007 Spectre

9 Mai 2016 , Rédigé par fri91 Publié dans #A Voir

007 Spectre

Merci, mais vous le savez que je vais la détruire celle-ci aussi ?

007 Spectre

Après les événements tragiques survenus à Skyfall, c’est à Mexico City que l’on retrouve un James Bond bien plus en forme que la dernière fois, prêt à en découdre avec un mafieux. De retour à Londres, le MI6 lui injecte un traceur pour ne plus être dans le flou quand il part dans des missions solitaires comme celle-ci. De plus, le programme 00 est menacé par un certain « C » qui pense que l’avenir de l’espionnage se trouve dans les renseignements et la technologie moderne. Lorsqu’un démon du passé le met sur la voie d’une mystérieuse organisation, Bond n’a d’autre choix que de faire cavalier seul et solliciter l’aide discrète de son collègue Q

Peu de temps après la sortie de Skyfall qui avait explosé tous les records de la saga, Sam Mendès avait dit qu’il ne retournerait pas derrière la caméra pour la suite des aventures bondiennes. Passer après lui aurait été source de critiques faciles pour le nouveau réalisateur si ce Spectre était amené à être moins bon que son prédécesseur, et c’est le cas, donc c’est plutôt une bonne chose que ce soit lui qui ait remis le couvert. Pourtant le début qui est un long plan séquence au Mexique laisse présager une bonne réalisation, et cette impression se poursuit d’ailleurs avec une scène complètement folle à bord d’un hélicoptère. Pour faire simple, la 1ère heure se regarde vraiment facilement et on ne voit pas le temps passer, ça se gâte par la suite, mais la faute incombe à un scénario qui semble bâclé. Les problèmes de piratage de SONY, n’y étant sans doute pas pour rien… Si bien qu’on se retrouve avec un Christoph Waltz, d’habitude excellent, qui essaie de donner de la consistance à un méchant qui en manque cruellement et mis à part une nouvelle histoire de vengeance, je n’ai pas compris ses desseins. Après, il y a une sensation étrange avec ce film qui aurait été parfaitement compréhensible s’il avait été assuré que ce soit le dernier de Daniel Craig. En effet, il y a tellement de références/de spoilers sur les films dans lesquels il tient le rôle principal qu’il m’est apparu un peu comme un jubilé pour l’acteur. A ses côtés, si Moneypenny est mise sur la touche, c’est pour donner plus de place à son acolyte Q et donc à Ben Wishaw qui gagne en présence à l’écran et dont l’humour est le bienvenu. Le bémol du casting est pour moi Dave Bautista qui interprète un homme de main qui aurait pu être vraiment impressionnant, il l’est dans sa 1ère scène d’ailleurs, mais qui se contente d’être par la suite un tueur bourrin pas très malin.

En résumé : Dur dur de réitérer l’exploit de Skyfall qui était pour moi une vraie réussite, et surtout de ne pas souffrir de l’effet de comparaison. Le piratage qui a forcé SONY à réécrire toute la fin de son film se voit, la seconde moitié apparaissant beaucoup plus brouillon et bâclée. Mais dans sa globalité, le côté film d’action divertissant est totalement réussi, c’est simplement dommage que le travail sur les personnages semble avoir été oublié tant ils paraissent fades pour la plupart. Les fans de la saga, et plus particulièrement des films avec Craig seront ravis.

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Still Alice

9 Mai 2016 , Rédigé par fri91 Publié dans #Dans la Moyenne

Still Alice

T'en fais pas, toi aussi un jour tu oublieras avoir joué dans Twilight

Still Alice

Alice Howland est une brillante professeure de linguistique qui mène une vie tout à fait normale jusqu’à ce jour où elle cherche ses mots lors d’une de ses conférences. Cet événement anodin est en réalité le début d’une longue série avec des trous de mémoire de plus en plus important. Craignant le pire malgré sa cinquantaine, elle passe des tests pour éventuellement détecter les prémices de la maladie d’Alzheimer, et malheureusement pour elle c’est bien ce qui est diagnostiqué. Alice souffre d’une forme rare et précoce de cette maladie. Avec le soutien de ses proches, le combat contre ses absences incontrôlables est lancé mais s’annonce compliqué…

Toujours délicat de s’attaquer à un sujet comme celui-ci en trouvant le juste milieu entre le larmoyant facile et le recul trop important qui empêche le spectateur d’être happé par l’histoire. Pourtant Wash Westmoreland n’est pas loin de réussir ce pari ambitieux et bénéficie pour cela d’un atout non négligeable qui est la présence de Julianne Moore. Si le talent de cette dernière n’est plus à démontrer, j’étais curieux de la voir dans ce rôle qui lui a rapporté l’Oscar en 2015. Mais je peux maintenant dire qu’il est amplement mérité car son jeu est vraiment excellent et elle arrive à retranscrire les symptômes de cette maladie en restant toujours dans la sobriété et le naturel. On s’attache vraiment à ce personnage qu’on a envie de voir réussir son combat alors que l’on sait qu’il est perdu d’avance. Il y a des scènes très fortes d’ailleurs : quand Alice enregistre son message vidéo, le moment de l’annonce à ses proches ou encore la scène où elle cherche désespérément une pièce dans sa maison de vacances. Le tout est amplifié par une mise en scène intimiste qui intègre le spectateur dans ce quotidien devenu un combat contre elle-même et la dégénérescence de sa mémoire. Et vous savez quoi, je pense que c’est la première fois que Kristen Stewart ne m’a pas dérangé dans un film, car elle délaisse enfin ses mimiques agaçantes pour livrer une prestation très intéressante. Still Alice souffre malgré tout de défauts à commencer par les stéréotypes de la famille, où chaque membre à un caractère différent trop tranché qu’il suit pendant toute l’évolution de la maladie. Un peu de revirements de situation aurait été plus crédible d’autant que certains personnages sont assez détestables. Après, il faut aussi noter qu’à ne pas vouloir aller trop loin, peut-être par peur de choquer ou créer une polémique, le réalisateur s’enferme dans un film trop lisse qui, malgré le thème omniprésent de la maladie en toile de fond ne colle forcément avec l’histoire beaucoup plus dramatique.

En résumé : Si la prestation de Julianne Moore n’est pas du tout à remettre en cause, il n’en est pas de même du résultat final qui combine une peur d’en montrer trop alliée à des personnages secondaires trop caricaturaux. Malgré tout, le film délivre un beau témoignage tout en ne basculant jamais dans le côté voyeur qui aurait été beaucoup plus dérangeant.

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Seul sur Mars

29 Novembre 2015 , Rédigé par fri91 Publié dans #A Voir

Seul sur Mars

Même seul sur Mars, Matt Damon garde la patate

Seul sur Mars

Une équipe d’astronautes en mission sur Mars se retrouve piégée dans une tempête aussi soudaine que violente. Tous réussissent à regagner leur vaisseau avant qu’il ne décolle à l’exception de Mark Witney, percuté par une parabole. Laissé pour mort, lorsqu’il reprend ses esprits, ce dernier comprend vite la situation. Avec des vivres pour 31 jours, il va lui falloir redoubler d’ingéniosité pour pouvoir contacter la NASA à 225 millions de kilomètres de là, et surtout pour survivre pendant 4 ans, soit le temps qu’une navette mettrait à venir le secourir…

Après Gravity puis Interstellar, place à Seul sur Mars, nouveau blockbuster spatial annuel qui permet de retrouver un Ridley Scott en forme après des films récents à la réalisation beaucoup plus discutable (Prometheus, Exodus, tout ce qui finit en « us » en gros). Ici, les images sont assez grandioses, les décors sont parfaitement réussis et tout semble très naturel alors que le fond vert a dû être utilisé pour de nombreux plans. La bonne idée est de traiter l’adaptation de ce roman, avec un recul et une légèreté qui donne un résultat divertissant, simple et efficace. En effet, pas vraiment de tension dans ce film, Matt Damon, qui livre une excellente prestation, semble presque être en vacances tellement tout semble être (trop) facile. Même lorsqu’un incident l’oblige à revoir son mode de survie, bof, ça ne l’affecte pas plus que ça : un petit régime imposé et tout va bien. Ce côté fun est aussi totalement assumé dans sa bande originale qui est composée uniquement de titre Disco ! Et oui, il est seul, loin de toute civilisation et la seule playlist qui lui reste est celle-ci, totalement en décalage avec la situation désespérante, ces chansons rythmées en deviennent du coup très drôles. Curieusement, ces différents éléments font qu’on est très loin d’une ambiance stressante malgré la situation. Il a beau être sur une planète, à aucun moment l’oxygène n’est un problème grâce à sa combinaison solaire, et c’est aussi le petit reproche que j’ai à faire, car on a le sentiment de passer à côté des peurs et des émotions de Mark quasi absentes, tout comme de celles de l’équipage, même quand ils apprennent que leur pote est vivant. J’aurais aimé un peu plus frissonner, me sentir impliqué dans l’histoire, et ça n’est pas vraiment le cas.

En résumé : Ridley Scott parvient enfin à me faire apprécier de nouveau son travail après un petit passage à vide et offre à Matt Damon un rôle très bien mis en valeur. J’en viens presque à regretter l’optimisme omniprésent car j’aurais pas dit non à une planète un peu plus hostile et un héros plus tourmenté, mais pour ce qui est du côté drôle, décalé et divertissant, Seul sur Mars remplit parfaitement ses fonctions.

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Le Labyrinthe - La Terre Brûlée

29 Novembre 2015 , Rédigé par fri91 Publié dans #Dans la Moyenne

Le Labyrinthe - La Terre Brûlée

Désolé mec, on a reçu l'ordre de débarquer les acteurs sans charisme

Le Labyrinthe - La Terre Brûlée

La Terre Brulée reprend là où le précédent film s’était coupé assez brutalement. On retrouve donc Thomas et les autres Blocards qui découvrent le monde extérieur et coincés dans leur labyrinthe, ils étaient bien loin d’imaginer des décors si apocalyptiques. Toujours décidés à faire tomber l’étrange organisation WICKED à l’origine entre autre de leur confinement, ils se lancent dans une aventure bien périlleuse. Si le monde paraît déjà hostile, ils ne sont pas au bout de leur surprise car la plupart des habitants encore vivants sont devenus des sortes de zombies affamés ! Leur expédition va alors prendre une tournure encore plus dangereuse que prévue…

Seulement un an sépare cet opus de son aîné car oui, il faut profiter du filon avant que cette mode des sagas littéraires visant le public ado ne se tasse. Ne cherchez pas de labyrinthe dans cette suite, il sera à peine évoqué par moment mais ce n’est plus du tout le propos ici, ce qui est bien dommage car ce sont les parties que j’avais trouvé les plus intéressantes. Thomas et sa petite troupe ont désormais pour objectif de comprendre pourquoi ils avaient été enfermés et le but réel des expérimentations de WICKED. Place à un nouveau méchant, pas vraiment malin (ni méchant d’ailleurs) en la personne d'Aidan Gillen qui va passer son temps à leur courir après, tandis que les Blocards qui auront pourtant fort à faire avec la population « zombifiée » qui les ralentit plus d’une fois, seront toujours loin devant. Cela nous permet de découvrir les décors vastes et soignés de cette Terre Brûlée, même si encore une fois, la 3D n’avait pas vraiment de nécessité autre que commerciale, quant à la réalisation de Wes Ball, elle se veut correcte à défaut d’amener de vrais plans originaux. Du côté du casting, bon je ne vais pas être méchant et dire que les jeunes font de leur mieux, mais ça manque de charisme tout ça, aucun ne se démarque vraiment et on commence à avoir beaucoup trop de personnages pour qu’ils soient bien exploités. Le défaut majeur restera quand même son rythme qui est complètement foireux car en dents de scie pendant plus de 2 heures. Cela donne lieu à des moments franchement ennuyants, voire totalement sans intérêt pour l’histoire comme cette orgie fantasmagorique après qu’on les a forcés à ingérer une sorte de drogue. Les incohérences sont également nombreuses, la plus remarquable restant celle de la jeune femme qui doit mettre 2 mois à se remettre d’une vilaine blessure, mais qui bon finalement va aller botter le cul de dizaine de soldats 5 minutes plus tard.

En résumé: Le bilan de ce film sera pour moi sensiblement le même que le 1er volet mais pas pour les mêmes raisons. Si le 1er souffrait de dialogues mal écrits mais de belles scènes d’action dans le labyrinthe, ici il n’y a plus cela pour nous maintenir en haleine. Les zombies sont toutefois assez flippants mais pour le reste on repassera. Le méchant tout comme les Blocards n’arrivent pas à s’imposer réellement à l’écran et le montage aurait mérité plusieurs coupes entre les scènes d’action, malgré tout réussies, pour éviter des longueurs complètement inutiles.

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Jurassic World

21 Juin 2015 , Rédigé par fri91 Publié dans #A Voir

Jurassic World

A la réflexion, je le sens moyen ce job de dentiste reptilien.

Jurassic World

Vingt ans après le désastre du Jurassic Park, projet mort-né de John Hammond, le parc d'attractions et ses dinosaures sont enfin une réalité. Le Jurassic World bâti sur le même site que le premier parc accueille de nombreux visiteurs pour le plus grand bonheur des investisseurs. Mais les entrées stagnent, on a donc demandé aux ingénieurs de créer un nouveau dinosaure génétiquement modifié afin de relancer l'intérêt pour le parc, il s'agit de l'Indominus Rex, monstre de 12 mètres de haut à l'intelligence sur-développée. Lorsque la cage de cette dernière semble être vide, Claire Dearing fait appel au dresseur de raptors, Owen Grady pour comprendre ce qui a pu se passer. C'est à ce moment là que les ennuis commencent et la chasse ne fait que commencer pour éviter de revivre le fiasco survenu il y a 20 ans...

Après de nombreux projets avortés, la franchise Jurassic Park a enfin eu droit à son 4ème volet, plus de 20 ans après ses débuts. Avec le débutant Colin Trevorrow aux commandes, je ne savais pas trop ce que cela allait donner, mais le résultat est assez convaincant. Le début traîne un peu en longueur le temps de nous présenter les nouveaux protagonistes et de nous faire visiter le parc à travers les yeux des jeunes Zach et Gray, même si cela permet de revoir nos herbivores préférés et de faire connaissance avec l'énorme Mosasaure qui ne fait qu'une bouchée des dents de la mer (clin d’œil Spielberg bonjour). Au final, à part une scène intéressante dans la cage des Vélociraptors, l'action prend une tournure vraiment plus rythmée que lorsque l'Indominus Rex retrouve sa liberté et prend la direction du parc. La chasse au dino est lancée et amène des scènes où la tension monte et où l'on découvre les capacités inattendues de la bestiole. C'est aussi à ce moment-là que l'évolution des personnages et leurs relations sont mises en avant. En effet, face au danger, Zach prend enfin son rôle de grand frère à cœur et fait tout pour rassurer et encourager le plus jeune tandis que la rigide Claire conserve ses talons aiguilles mais prend enfin ses responsabilités pour sauver la vie des visiteurs et plus particulièrement ses neveux. La grosse surprise du casting est d'ailleurs pour moi Bryce Dallas Howard, car si Chris Pratt avait déjà fait ses preuves pour mener un blockbuster, je ne m'attendais pas à ce que cette dernière dégage autant de classe et de charisme à la fois ! Ensuite, on pourra reprocher le parti pris d'avoir un peu mis de côté les scènes stressantes au profit du pur divertissement, mais c'est ainsi que j'ai reçu le film pour ma part, et quand on le voit de cette manière avec nos yeux de gamins, on s'éclate réellement. L'attaque des Ptérodactyles est une pure réussite visuelle, quant au combat final, il bénéficie de cadrages et d'images magnifiques qui en font un vrai tour de force alors que cela aurait pu facilement être brouillon.

En résumé : A la manière d'un Batman Begins en son temps, ils avaient misé gros sur Jurassic World pour relancer la franchise qui avait subi les critiques de son 3ème volet raté. Selon moi le challenge est réussi car j'ai vu un film fun, débridé, qui laisse beaucoup de place à l'humour et l'action, sans se prendre réellement au sérieux. De plus, faisant abstraction des 2 dernières suites, le film contient de nombreux clins d’œil aux débuts de la saga pour ravir les plus fans d'entre nous.

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Wild

25 Mai 2015 , Rédigé par fri91 Publié dans #Dans la Moyenne

Wild

Yeah ! Je savais qu'attendre la fonte des neiges était une bonne idée, j'ai retrouvé mon bâton de ski !

Wild

Cheryl Strayed est assise en haut d'une colline avec un sac à dos plus grand qu'elle et un pied qui la fait terriblement souffrir. De rage, elle balance sa chaussure dans le vide en poussant un hurlement à glacer le sang... Qu'est ce qui a bien pu pousser cette femme a tout plaquer pour parcourir seule pas loin de 1 800 km à pieds, du désert mexicain aux frontières du Canada ? Pour trouver les réponses à cette question, il faut plonger dans le passé douloureux de Cheryl semblable à une longue descente aux enfers jalonnée de maladie, toxicomanie et mauvaises fréquentations.

Le réalisateur canadien Jean-Marc Vallée est de retour avec l'adaptation du livre Wild de Cheryl Strayed qui s'était lancée à l'assaut du PCT (Pacific Crest Trail) afin de fuir son passé mouvementé. Ce qui m'a attiré dans ce film c'est avant tout l'actrice principale car Reese Witherspoon se fait plutôt rare sur les écrans et je n'avais pas souvenir de l'avoir vu dans un registre plus dramatique. Et de ce côté-là je n'ai pas du tout été déçu tant elle porte le film sur ses frêles épaules, à l'image de son énorme sac de rando, et livre une prestation criante de vérité. On sent que l'actrice s'est investie corps et âme pour ce rôle et le résultat à l'écran prouve qu'elle n'a pas volé sa nomination aux Oscars. Du côté de la réalisation, on alterne entre les sublimes paysages de l'Ouest américain, avec une actrice filmée très souvent en gros plan afin que l'on ressente une partie de ses émotions, et les flashbacks avec une image au grain beaucoup plus terne et sombre comme pour contrebalancer avec le sentiment de liberté qu'elle découvre lors de son périple. Car oui, il s'agit d'une randonnée initiatique pendant laquelle on assiste à la renaissance de cette femme qui nourrit de profonds regrets sur son passé. Ce film a un obstacle principal, c'est un certain Into the Wild, car entre le titre et le thème, il est impossible de ne pas les comparer et sur ce terrain là, c'est le second qui remporte le match haut la main. La faute à une communion avec la nature qui est beaucoup moins ressentie puisqu'au final on s'intéresse plus au passé qu'à la randonnée en tant que telle, et surtout les émotions ne sont pas assez abouties et transmises au spectateur pour que j'ai pu être touché comme je l'aurais aimé par la force de caractère de cette femme. Ce film aurait pu être une excellente surprise, mais il manque un petit truc en plus pour qu'il marque les esprits. J'ai failli oublié de mentionner la présence de Laura Dern qui illumine les flash-backs rien que par sa présence et son sourire contagieux !

En résumé : Même en faisant abstraction de la comparaison avec Into the Wild, ce film partant d'un postulat simple avait tout pour donner un résultat magnifique. Reese Witherspoon s'en sort avec les honneurs mais le réalisateur s'attardant plus sur le passé que le présent passe à côté de l'opportunité d'une quête de renouveau qui se démarque. Dommage.

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